La Forge de Rohane

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laforgederohane@orange.fr

L'entreprise et la ferronnerie

La Ferronnerie, qu'est-ce que c'est?

La Forge de Rohane est une entreprise de ferronnerie d'art que j'ai créé en Mars 2011.

Fort d'une expérience de 10 années, après un parcours atypique, la création de mon entreprise était devenue évidente.

 

Aujourd'hui, les termes de "ferronnerie", "ferronnerie d'art" et "fer forgé" sont largement galvaudés et ont perdu tout leur sens véritable.

Paradoxalement, ces termes suscitent toujours encore dans l'imaginaire collectif une certaine qualité de travail, de savoir faire ancestraux, et en fin de compte une partie de rêve perdu dans l'ère de l'uniformisation à outrance et de rentabilité exagérée.

Ou par manque de connaissance ou par le zèle d'industriels et de commerciaux qui utilisent l'aura de ce beau métier, il semble difficile pour les clients de définir les caractéristiques de ce travail au regard des nombreux ouvrages avec appelation "fer forgé".

C'est pourquoi, par ces quelques lignes, j'ose définir ce qu'est vraiment la Ferronnerie.

 

Le terme de "Ferronnerie" est apparut, avec le sens que l'on connait aujourd'hui, à savoir "Travail à la forge du métal", au milieu du XIXème siècle.

En fait, c'est à la fin du XVIIème et durant toute la période du XVIIIème que le fer forgé a connu son apogée gràce notamment à la réalisation de rampes d'escalier. Les ferronniers et plus exactement les "Serruriers" de l'époque ("serrurier" étant le terme utilisé à cette période), ont pu s'exprimer et s'épanouir artistiquement et faire évoluer le métier.

A cet époque, il n'y avait pas de spécification "Serrurier d'art", chacun étant de "simple artisan qui avait la capacité à se surpasser"*.

Si, au milieu du XIXème siècle, la "ferronnerie" a quelque peu décliné avec l'apparition de l'ère industrielle et notamment en raison des avancées technologiques des fonderies qui pouvaient proposer du bel ouvrage à moindre coût en coulant le métal dans des moules (garde-corps en fonte par exemple), un regain, un renouveau et une libération artistique du début XXème ont propulsé la ferronnerie d'art au summum de l'art architecturale et décoratif (Edgar Brandt, Paul Kiss, Raymond Subes, Poillerat... pour ne citer que les plus célèbres).

 

Alors, qu'est-ce que la Ferronnerie?

 

La ferronnerie consiste au travail du métal principalement à chaud gràce à une forge, une enclume et un marteau!

Le ferronnier réalise entièrement les éléments décoratifs nécessaires à son oeuvre, sans avoir recours à des éléments préfabriqués industriels.

Car en effet, nombreux sont ceux qui utilisent ces éléments " fer forgé" et ne font que les assemblés. Bien sûr, cela n'enlève en rien le sérieux de ceux qui le font, ni la qualité physique (solidité) de la pièce,mais le travail est indubitablement et totalement différent.

 

Le ferronnier dessine, conçois et forge tous ces décors en partant d'un fer laminé brut (barre), n'ayant recours qu'à ses connaissances techniques bien sûr, mais aussi de sa forge, de son enclume et de son marteau, sans oublier son imagination et sa créativité.

 

 

La Forge de Rohane s'engage...

Soucieux de respecter les valeurs de mon métier, je m'engage donc à respecter les fondements et les techniques définies par La Fédération Française des Ferronniers et Forgerons:

 

 

Charte du ferronnier

 

Document créé, rédigé et validé par la Fédération Française des Ferronniers et Forgerons

Digne héritier de traditions ancestrales, le ferronnier d’art adapte aujourd’hui son travail aux technologies nouvelles. Il doit le faire en totale harmonie, en parfaite complémentarité avec les travaux de forge traditionnels.
Voici quelques préceptes qui érigent les premières pierres d’une charte qui sera le dénominateur commun à toutes celles et tous ceux qui sont au service de ce noble métier.

 

La matière :
Le travail du ferronnier n’est plus seulement subordonné à l’emploi exclusif du fer sous toutes ses composantes. Le forgeron peut associer avec bonheur d’autres matériaux au service de son art. Il a cependant l’obligation d’informer son client sur la nature et la qualité des matières premières utilisées.

 

L’art du trait :
L’ouvrage de ferronnerie doit traduire avec subtilité la personnalité de son commanditaire et celle de l’artisan qui lui a donné corps tout en se plaçant au service de l’architecture qui l’environne. De ce fait, le dessin, le croquis ou l’esquisse participent nécessairement à la genèse de chaque création et en assurent son unicité. Concomitamment à l’utilisation de procédés graphiques modernes, l’ art du trait doit être mis en valeur, préservé et transmis.

 

Mode et style :
Chaque fabrication, chaque ouvrage se réalise dans son contexte, un lieu, une référence, qui contribuent de ce fait à l’identification et l’attribution d’un style. La ferronnerie d’art ne s’y soustrait pas et l’artisan doit s’engager à respecter le style imposé à son ouvrage avec le souci de la plus grande exactitude possible.

 

Fabrication et assemblage :
Les techniques d’exécution et d’assemblages propres à la pratique traditionnelle du métier, restent longues et fastidieuses à appliquer. Elles garantissent toutefois indiscutablement l’authenticité et la noblesse de l’ouvrage ainsi réalisé. Les méthodes d’assemblages réalisées par tenons, mortaises, embrèvements, rivetage, vissage, épaulements, trous renflés à chaud, entailles mi-fer, soudage à la forge, nous ont été dictées par des siècles de tradition. Le ferronnier d’art a le devoir de les perpétuer et de les transmettre. D’autres procédés sont toutefois envisageables. L’artisan peut les mettre en oeuvre sous réserve d’en avoir préalablement averti son client et requis son aval. Par ailleurs, le ferronnier d’art devra clairement expliciter les conséquences physiques, esthétiques et qualificatives induites par l’utilisation de ces techniques modernes ou innovantes dans la réalisation de l’ouvrage.

 

De la nécessité de la forge ... :
Il est indispensable de distinguer le fer « ouvré » à froid même si il est travaillé dans les règles de l’art, du fer « forgé » obligatoirement transformé à chaud. Le fer et le feu doivent ainsi s’associer à la main et à l’esprit afin qu’il soit réellement question de ferronnerie d’art. La forge demeure donc l’outil primordial sans lequel le métier ne saurait subsister et garder ses lettres de noblesses. Le forgeron ne peut s’y soustraire quelque soient les innovations techniques dont il pourrait faire usage en complémentarité et au service de son art.

 

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